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CÔTES D'ARMOR 2020 LONDRES + RYE 2025
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LONDRES (+ RYE) 2025

LONDRES (+ RYE) 2025

LONDRES (+RYE)

(Juin 2025)

 

J’étais allé à LONDRES en 1967 (il y a 58 ans ! Diable que le temps file !)

Et je n’en avais pas de souvenir marquant. Mais à force d’entendre que c’est une ville dynamique en évolution constante l’idée d’aller voir ce qu’il en est a pris consistance. Comme mon épouse n’y était jamais allée la décision a été prise (en commun bien entendu) de vérifier par nous-mêmes comment était cette capitale européenne aujourd’hui.

 

Départ en EUROSTAR le 17 juin et retour prévu le 25 juin.

 

 

 

Trajet aller et installation

 

Notre EUROSTAR devant partir à 13h02 il faut avoir terminé les formalités douanières au moins une demi-heure avant l’heure où les passagers montent dans le train. Nous voici donc dans cette phase des formalités vers 11h15 à la Gare du Nord

 

 

Pas mal de monde mais à 12h15 le check in est terminé.

 

Nous profitons du temps qui reste avant l’embarquement pour manger des sandwichs (que je qualifierais "de gare" ou "d’aéroport").

 

Trajet sans problème : départ réel à 13h11 et arrivée à la gare de SAINT PANCRAS à15h30 heure française soit 14h30 heure anglaise. C’est rapide.

 

La gare de SAINT PANCRAS est très grande mais la signalétique est bien faite. Nous trouvons facilement où nous diriger pour prendre le métro, ligne Piccadilly, car notre appartement est dans le quartier de Kensington and Chelsea non loin de la station South Kensington.

 

À noter : nous avions chacun une carte bancaire Mastercard de FORTUNEO associées à un compte commun. Cela nous a permis de payer le métro par contact sur les bornes à l’entrée et à la sortie (puisque le montant est à la distance) sans se soucier de rien d’autre. D’ailleurs, toutes nos dépenses, même les plus minimes, ont pû être payées avec les cartes bancaires. Pas de calculs d’argent à changer, pas de reliquat de billets. C’est super pratique !

 

 

À 15h30 nous accédons à l’appartement, nous enchaînons par des courses (pour les petits déjeuners et les premiers repas du soir) dans la supérette Sainsbury’s juste à côté.

 

 

 

 

Le quartier KENSINGTON AND CHELSEA + visite du KENSINGTON PALACE

 

 

Ce quartier est plutôt chic. Il est agréable de s’y promener.

 

Une curiosité près de notre immeuble, un bâtiment MICHELIN transformé en restaurant, avec un chef double étoilé français. Les prix vont avec les étoiles du chef . . . nous n’avons pas tenté l’expérience.

 

 

Principalement des constructions en brique et de nombreux petits espaces végétalisés

 

 

 

 

 

 

L’architecture des constructions est assez sophistiquée et très esthétique

 

 

et les rues en croissant impliquent les constructions courbes

 

 

Le patriotisme s’affiche de temps en temps par la présence d’un drapeau, comme ici sur la façade de ce petit hôtel

 

 

 

 

Il est 18h45 et les abords des pubs se remplissent de consommateurs de bière. Ils préfèrent discuter debout sur le trottoir plutôt qu’à l’intérieur

 

 

Les célèbres taxis noirs anglais sont désormais nombreux à être transformés en publicité roulante et colorée

 

 

Notre station de métro SOUTH KENSINGTON a l’avantage d’être sur la Piccadilly Line (directe vers SAINT PANCRAS) et surtout sur les deux lignes circulaires du centre de LONDRES (la Circle Line et le District Line) bien pratiques pour aller à peu près partout.

 

 

Le métro de LONDRES est assez profond par endroits, ce qui implique des escalators assez longs. Question propreté, nous avons trouvé qu’il était plus propre que le réseau parisien et sans odeur caractéristique particulière. Un très bon point.

 

 

Pour ce qui concerne l’intérieur des wagons, la disposition des sièges permet une utilisation maximale de l’espace. Mais, comme à PARIS, quand c’est plein c’est plein.

 

 

 

Dans ce quartier se tient le KENSINGTON PALACE (Palais de KENSINGTON) qui a été jusqu’au 18ème siècle la résidence des monarques anglais. Ces dernières années il a été habité par différents membres de la famille royale, notamment la princesse Diana.

Devant le palais trône la reine Victoria :

 

 

 

L’intérieur est très vieille Angleterre, du moins selon l’idée qu’on peut s’en faire. C’est assez sombre et les décorations très variées. Ne pas rechercher l’homogénéité.

 

 

 

 

Lit et fauteuil d’audience du roi sortent de l’ordinaire

 

 

 

 

 

Et une étrange salle au plafond très décoré et ses quatre lustres dorés

 

 

Il y a un espace consacré aux tenues des reines et princesses, en particulier bien sûr Diana

 

 

 

 

 

 

Et aussi quelques bijoux et une couronne

 

 

 

Près de notre appartement, autre bijou qui m’a tellement fasciné lorsque j’étais adolescent, une Jaguar E, ici toute rutilante avec son propriétaire en costume-cravate qui met de l’essence :

 

 

Le Victoria et Albert Museum

 

 

Le Victoria et Albert Museum a été fondé à la suite du succès de l'Exposition Universelle de 1851 qui a été organisée sous le patronage du prince Albert.

Sa première dénomination a été South Kensington Museum.

Contrairement à d'autres musées spécialisés, le Victoria et Albert Museum a toujours eu une vocation encyclopédique dans les arts décoratifs et le design, ce qui explique la diversité extrême de ses collections : mobilier, bijoux, céramique, architecture, mode, sculpture, photographie, théâtre, etc.

Au fil des ans, le musée a acquis des objets par le biais d'achats, de dons et de legs. De nombreux collectionneurs privés et artistes ont fait don d'œuvres au musée.

 

Ce musée est immense, et il est gratuit. Nous n’y consacrerons que deux heures de visite. Il a fallu choisir parmi les collections. Nous avons donc privilégié celle des arts asiatiques et les collections situées à sa proximité.

 

Voici une sélection d’œuvres rencontrées au fil de notre déambulation.

 

Avant d’atteindre la zone des arts asiatiques, on passe devant les "Cast Courts" remplies de copies grandeur nature en plâtre d’œuvres de l’époque romaine

 

 

dont notamment la colonne de Trajan coupée en deux pour qu’elle tienne dans la volume disponible

 

 

Puis les salles des arts asiatiques

 

- avec des superbes sculptures en bois

 

 

 

 

- plusieurs estampes, dont celle-ci d’Utagawa KUNISADA

 

 

- de nombreux netsukés (objet sculpté, souvent décoratif, servant de contrepoids et d’accroche à la ceinture du kimono) dont celui-ci que j’ai trouvé fort original

 

 

et celui-ci dont on ne sait pas trop si c’est un netsuké ou une petite statuette

 

 

- puis la section chinoise avec entre autres ces figurines funéraires en céramique, typiques de la dynastie Tang (618-907 ap. J.-C.).

 

 

- Nous abordons ensuite l’époque médiévale européenne, notamment ce retable gothique allemand de l’église Saint-Pierre de Hambourg (1510-1520)

 

 

et ce fragment de Christ en croix en ivoire (gothique rayonnant 1300-1350 - origine France)

 

 

Et pour terminer cette mini-sélection, cette situle de Basilewsky (petit baquet utilisé à l'origine pour contenir de l'eau bénite) en ivoire a été sculptée pour la visite de l’empereur Otton II à Milan en 920.

Elle représente des scènes de la vie du Christ sur deux niveaux.

 

 

 

 

 

 

Nous terminons la visite du quartier de Kensington en allant faire un tour au grand magasin HARROD’S

 

 

Unique en son genre surtout depuis les années1990-2000 quand l'ancien propriétaire Mohamed Al-Fayed a fait réaliser d'importants travaux de rénovation et de décoration,

 

 

 

notamment l'ajout des décors égyptiens et de nouveaux escaliers mécaniques.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Westminster - Trafalgar

 

 

Qui dit Westminster dit Big Ben et The Houses of Parliament.

 

Voici donc l’image d’Épinal attendue :

 

 

puis Big Ben et les cyclistes

 

 

 

puis Big Ben toute seule

 

 

Image d’Épinal toujours : Big Ben et des bus double decker (bus à impériale en français) sur le Westminster Bridge

 

 

 

Juste à côté des Houses of Parliament se trouve l’Abbaye de WESTMINSTER.

 

Petit rappel : cette abbaye est le lieu traditionnel du couronnement des rois et reines d’Angleterre depuis l’an 1066 (avec le couronnement de Guillaume le Conquérant). Le dernier en date est le couronnement de Charles III le 6 mai 2023.

Elle est aussi le lieu de sépulture d'une partie des rois et reines d’Angleterre et aussi d’hommes et de femmes célèbres. Un coin des poètes fait honneur aux écrivains du royaume. Enfin plus de 3 300 personnes sont inhumées dans l'église dont 16 ou 17 monarques britanniques.

Il faut avoir réservé son créneau horaire pour la visiter et il y a une foule dense.

 

 

 

Sans plan des lieux on n’y comprend pas grand-chose tellement il y a à voir.

Jugez plutôt : pas moins de sept chapelles plus ou moins grandes toutes pleines de tombeaux très variés en tailles, formes, décorations et couleurs, des tombes au sol, une salle du Chapitre et un cloître, entre autres.

 

 

 

Voici donc la nef

 

 

dans laquelle se trouve la tombe du soldat inconnu de la première guerre mondiale

 

 

Le grand vitrail ouest de la nef représentant en haut Abraham, Isaac et Jacob, au centre quatorze des seize prophètes et en bas des armoiries royales et institutionnelles.

 

 

L’imposante séparation entre la nef et le chœur incorpore deux monuments funéraires : celui d’Isaac NEWTON (à gauche) et de James 1er Comte de Stanhope (à droite)

 

 

Dans le chœur, de part et d’autre, les stalles destinées aux membres du clergé sont particulièrement esthétiques

 

 

et à l’extrémité Est du chœur le maître-autel doré et richement décoré. Au sol un pavement (Cosmati) constitué d’incrustation de marbre et de verre polychromes sur champ de marbre.

 

 

 

 

Dans une niche de la petite chapelle Notre-Dame du Pew cette Vierge à l’enfant en albâtre attire l’œil

 

 

 

Tout à l’Est, la chapelle d’Henri VII (chapelle Notre-Dame) est majestueuse avec son plafond de voûte en éventail de style gothique perpendiculaire (typiquement anglais) et les drapeaux qui sont les bannières des Chevaliers de l’Ordre du Bain

 

 

Les stalles en bois assignées aux Chevaliers de l’Ordre du Bain sont elles aussi très décorées par les armoiries des chevaliers successifs à qui a été attribuée chaque stalle

 

 

À l’extrémité Est de cette chapelle Henri VII la petite chapelle dédiée aux 1 497 pilotes de la Royal Air Force morts pour la patrie pendant la seconde guerre mondiale

 

 

 

Dans les petites chapelles autour, beaucoup de tombeaux aux esthétiques et aspects très variés.

Deux exemples : ici le tombeau de Margaret Douglas, comtesse de Lennox

 

 

 

et là le tombeau de John Lord Russel

 

 

Remontons jusqu’à Trafalgar Square : pas de chance, un concert va (ou vient d’) avoir lieu et toutes les installations occupent la place et l’occultent.

Seule la colonne NELSON (44 mètres de hauteur) émerge de l’ensemble :

 

 

 

 

Covent Garden - China Town - Soho - Leicester Square - Piccadilly Circus

 

Ancien jardin potager de l’Abbaye de Westminster puis marché de primeurs Covent Garden est désormais un endroit occupé par des boutiques, artisans et restaurants. Des chanteurs ou musiciens ou acteurs y font la manche devant les restaurants.

 

 

 

 

 

La balade entre Covent Garden et China Town est assez plaisante.

Au fil de la promenade, les fameuses cabines téléphoniques londoniennes

 

 

de très beaux immeubles en brique

 

 

Une charmante placette au centre d’un ilôt : Neal’s Yard

 

 

et le Palace Theatre dans lequel la pièce Harry Potter et l’enfant maudit s’y joue depuis juillet 2016

 

 

Arrivant dans le quartier de SOHO nous passons Old Compton Street devant l’Admiral Duncan Bar connu comme l’un des plus anciens pubs gays de SOHO

 

 

Puis, au loin, China Town et au premier plan deux des innombrables cyclos motorisés à la décoration d’un goût douteux

 

 

China Town, on ne peut pas se tromper ! Des lampions rouges il y en a partout.

On commence par passer une des portes

 

 

on passe ensuite devant les lions chinois

 

 

puis on se trouve sous un plafond de lampions

 

 

 

 

et au restaurant, bien sûr des Chinois

 

 

À l’angle de la Broadwick Street et de la mythique Carnaby Street, une superbe fresque murale de 1991 "Spirit of Soho"

 

 

 

Et beaucoup moins glamour, une des femmes que l’on peut croiser à Londres

 

 

 

Sur le chemin de Piccadilly Circus, voici le très charmant Leicester Square, place dont j’avais gardé un agréable souvenir de mon passage en 1967. Malheureusement d’énormes palissades cachaient l’un des côtés de la place (celui où se trouve le cinema Odeon Leicester Square, la plus grande salle de cinéma du Royaume uni). En revanche, les sièges sur le gazon en accès libre (Summer in Leicester Square en juin et juillet) apportent une ambiance décontractée

 

 

surtout pour regarder le tournoi de tennis de Wimbledon

 

 

Au centre un William SHAKESPEARE lui aussi très décontracté

 

 

J’ai même pu discuter quelques instants avec Mr BEAN

 

 

Proche de Piccadilly, un des nombreux et typiques pubs londoniens . . . et ses clients dehors

 

 

Nous voici enfin à PICCADILLY CIRCUS, l’emblématique place avec plein de publicités lumineuses dont la fameuse Coca-Cola (ci-dessous photo de 1967 issue du net)

 

 

Aujourd’hui le charme est rompu. Publicités modernes (style TV sans originalité) et surface réduite

 

 

Quand à l’Éros (ou plus exactement The Shaftesbury Memorial Fountain qui représente Anteros, frère d’Éros) il faut presque le chercher pour le trouver

 

 

 

 

Le British Museum et la cathédrale Saint-Paul

 

Un des plus grands musées du monde, le British Museum est gratuit comme la plupart des musées londoniens. En revanche il faut, comme à Westminster Abbey, réserver un créneau de visite et la queue est longue pour l’horaire de 10h00.

 

 

La cour intérieure avec sa résille signée par Norman Foster est une belle réussite

 

 

Nous décidons de ne visiter que quelques pièces que nous avions au prélable listées.

Nous commençons par la pierre de Rosette. Elle est visuellement très décevante. C’est son rôle dans l’histoire qui, grâce à Jean-François Champollion, est impressionnant.

 

Nous nous dirigeons alors vers la tête monumentale d’Amenhotep III (appelé aussi Aménophis III) de la 18ème dynastie (# 1 400 av J.-C.). Elle mesure 2,90 m de hauteur.

 

 

Puis nous glissons vers les bas-reliefs du palais de Ninive (700 av J.-C .) : la chasse du roi Assurbanipal. Prodigieux !

 

 

 

 

 

 

Nous poursuivons vers les remarquables bas-reliefs du palais de Nimrod (Assyrie) datant de 880 av J.-C.

 

 

avec des écritures en cunéiforme

 

 

Après quelques autres salles assyriennes remarquables nous nous dirigeons vers la salle consacrée à la frise du Parthénon. Un monde fou

 

 

J’avoue avoir été globalement déçu, surtout après les salles consacrées aux Assyriens.

Mais quelques sculptures ont néanmoins attiré mon attention

 

 

 

 

 

Allez ! Direction l’Égypte et la momie de Katebet enroulée dans son linceul (1 300 av J.-C.)

 

Autant vous dire qu’elle n’était pas facile à photographier en raison de son emplacement sous une vitrine qui n’est pas anti-reflets et en raison de la nuée de scolaires (dont d’ailleurs pas mal de collégiens français) qui circulaient bruyamment dans la salle égyptienne, les professeurs les accompagnant ayant le plus grand mal à les discipliner.

 

Plus au calme les salles consacrées à l’Écosse et les fameuses pièces de jeu d’échec de Lewis du 12ème siècle (probablement d’origine norvégiennes d’ailleurs). Ici le roi et la reine :

 

Par contraste, grand calme dans les salles d’art asiatique.

Deux œuvres parmi tant d’autres :

Un shonin ("citadin retraité") japonais de l’époque Edo (vers 1 700) en bois laqué

 

 

et une statuette en ivoire d’un serviteur d'un noble avec un faucon au poignet (Ère Meiji vers 1890 - Japon)

 

 

Pour terminer cette toute petite sélection du British Museum, un dessin d’Antoine WATTEAU (vers 1 700)

 

 

Après ces deux heures et demi passées au musée la faim et la fatique se sont faites sentir. J’avais prévu de manger à la cafétéria du musée, mais j’avais omis de réserver : complet ! Nous nous retournons donc vers un pub pas trop loin. Un fish and chips fera l’affaire. Repas typiquement anglais devant un comptoir typiquement anglais :

 

 

 

 

Ensuite, autre incontournable à LONDRES, la cathédrale Saint-Paul.

 

De loin son dôme impressionne mais de près la façade n’a rien de bien particulier

 

 

même avec un double decker de tourisme devant

 

 

En revanche, l’intérieur est assez grandiose et luxueux

 

 

 

 

La décoration est riche et de grande qualité

 

 

La décoration est riche et de grande qualité

 

 

 

 

 

 

Le maître-autel du chœur de la cathédrale est très représentatif du baroque anglais (comme d’ailleurs l’ensemble de cette cathédrale conçue pas Sir Christopher Wren)

 

 

 

 

 

 

La City

 

Qui dit Londres dit La City. Mais c’est quoi au juste la City ?

 

La City de Londres n’est pas simplement le centre-ville de Londres, c’est en fait une ville dans la ville, avec un statut très particulier :

  - Superficie minuscule : environ 2,9 km² (c’est l’ancienne Londinium romaine).

  - Statut spécial : c’est une entité administrative autonome, distincte du reste du Grand Londres. Elle a son propre maire, le Lord Mayor of the City of London (Alderman   Alastair John Naisbitt King, élu le 29 septembre 2024 et entré en fonction le 8 novembre 2024, pour un mandat d’un an. Il s'agit du 696ᵉ Lord Mayor) qui n’est donc pas le même que le maire de Londres (Sadiq Khan actuellement).

  - Gouvernance unique : dirigée par la Corporation of the City of London, une institution médiévale encore en fonction. Les entreprises qui y sont implantées peuvent voter aux élections locales (chose très rare ailleurs).

  - Cœur historique : c’est là que Londres est née à l’époque romaine. On y trouve la cathédrale Saint-Paul, le Guildhall, la Banque d’Angleterre, et aussi le Museum of London.

  - Centre financier : aujourd’hui, c’est l’un des plus grands centres financiers du monde, avec la Bourse de Londres, les grandes banques et les sièges de compagnies d’assurances (Lloyd’s, etc.).

  - Peu d’habitants : seulement environ 8 000 résidents permanents, mais plus de 500 000 personnes y travaillent chaque jour.

 

Depuis la cathédrale Saint-Paul (qui est elle-même au cœur de la City) on aperçoit les hauts immeubles de partie financière de la City qui dépassent. Ce n’est pas très loin et le trajet peut se faire à pied sans difficulté 

 

 

En arrivant aux abords immédiats de la City financière on voit avec évidence que l’architecture n’est pas issue de la même évolution et des mêmes financements que les quartiers aux alentours

 

 

 

Enfonçons-nous dans ce quartier en empruntant la Lombard Street qui présente quelques belles enseignes

 

 

 

 

 

et au fond le Walkie Talkie du 20 Fenchurch Street en haut duquel se trouve le Sky Garden (j’y reviendrai)

 

 

 

Nous arrivons à Monument, colonne érigée pour rappeler le Grand Incendie de Londres de 1666. Elle a été construite entre 1671 et 1677, dessinée par l’architecte Sir Christopher Wren (celui de la cathédrale Saint-Paul) et son collaborateur Robert Hooke. Sa hauteur de 61 mètres correspond à la distance exacte entre la colonne et le point où le feu a commencé, dans une boulangerie de Pudding Lane. Cet incendie a ravagé une grande partie de la Cité de Londres : 13 000 maisons détruites, 87 églises dont l’ancienne cathédrale Saint-Paul et 80 000 personnes déplacées.

 

 

Nous dirigeant vers le Leadenhall Market où nous prévoyons de manger nous passons par la Talbot Court, petite rue en cœur d’ilôt, dans laquelle le pub The Ship voit ses nombreux consommateurs à l’extérieur.

 

 

Cette affluence de consommateurs à l’extérieur n’était rien par rapport à ce que nous avons vu au Leadenhall Market où nous arrivons :

 

 

 

 

 

Quand à l’ambiance sonore, je vous la laisse entendre pendant 45 secondes :

 

 

                 Cliquer sur =>  LEADENHALL MARKET

                   

 (NOTA : après la vidéo, pour retrouver ce carnet, revenir à la page précédente)

 

 

Bien évidemment nous avons décidé d’aller dîner ailleurs, plus au calme.

 

Prenons un peu de recul pour voir La City depuis la passerelle piétons du Hungerford Bridge

 

 

 

 

De la National Gallery à Kensington

 

Située sur le côté nord de Trafalgar Square et comportant plusieurs bâtiments la National Gallery est un incontournable absolu pour les visiteurs de Londres.

Les volumes intérieurs et la scénographie rendent la visite extrêmement confortable.

 

 

 

 

 

Vu la taille de ce musée nous avons bien entendu choisi de voir en priorité certaines œuvres précises et certaines périodes

Toutefois, en cadeau d’entrée était exposé (temporaire ou définitif ?) un petit retable portatif constitué de deux panneaux articulés peints de chaque côté. Une très belle œuvre !

Il s’agit d’un dyptique réalisé vers 1395-1399 par un maître anonyme probablement anglais ou français. Commandé par le roi Richard II pour sa dévotion personnelle il a disparu plusieurs siècles avant d’être retrouvé au 19ème siècle dans la Wilton House (d’où son nom) demeure des comtes de Pembroke. C’est la présentation du futur roi à la Vierge.

 

 

 

Je vous montre maintenant une mini-sélection tout à fait partiale de 17 tableaux qui ont

particulièrement attiré notre regard ou que nous avions prévu de voir

Portrait d’une Lady de Rogier Van Der Weyden

 

 

 

Les époux Arnolfini de Jan van Eyck

 

 

 

Un homme et une femme (couple?) de Robert Campin

 

 

Saint-Michel triomphant du dragon de Bartolomé Bermejo (style hispano-flamand)

 

 

 

Portrait d’une femme en jaune d’Alesso Baldovinetti

 

 

 

Les Ambassadeurs de Hans Holbein le Jeune (avec la fameuse anamorphose d’un crâne au premier plan)

 

 

 

Portrait d’un inconnu de Frans Pourbus le Jeune

 

 

Le petit pâtissier de Chaim Soutine

 

 

 

Une ferme près d’Auvers de Vincent Van Gogh

 

 

 

Marée haute de Jan Toorop

 

 

 

Les danseuses de ballet (pastel sur papier) d’Edgar Degas

 

 

 

Une des nombreuses vues de Venise de Canaletto

 

 

 

Jeune homme buvant de Bartolomé Esteban Murillo

 

 

 

Saint-Jérôme de Jose de Ribera

 

 

 

Le Cardinal Richelieu de Philippe de Champaigne

 

 

 

Portrait de Suzanne Lunden (Le chapeau de paille) de Peter Paul Rubens

 

 

 

Garçon mordu par un lézard du Caravage

 

 

 

Saint-Jérôme (encore lui) dans son bureau d’Antonello da Messina.

La profondeur dans ce tableau est vraiment remarquable

 

 

 

 

Et pour terminer, le portrait du Doge Leonardo Loredan de Giovanni Bellini

 

 

Tous ces chefs d'œuvres et tant d'autres dans ce musée : c'est absolument époustouflant !

 

 

Après un repas (mauvais) vers Trafalgar nous décidons de rejoindre South Kensington à pied pour l’après-midi.

 

En chemin nous pouvons voir la caserne des Horses Guards

 

 

et le Horse Guard qui monte la garde

 

 

Chemin faisant nous croisons une Horse Guard femme

 

 

 

Nous passons devant Buckingham Palace

 

 

Sur les grilles l’armoirie royale du Royaume-Uni

 

 

Nous devons emprunter sans le savoir le sentier de randonnée circulaire de 11 km dénommé Sentier Mémorial de la Princesse Diana de Galles qui traverse quatre parcs royaux de Londres : St. James's Park, Green Park, Hyde Park et Kensington Gardens. Il est jalonné au sol de 90 balises comme celle-ci

 

 

Lors de notre passage à travers Green Park nous avons été arrêtés par un hélicoptère rouge hauts parleurs hurlants qui demandait d’évacuer la zone. Il a alors atterri et est descendue une équipe sanitaire de secours d’urgence qui a couru jusqu’à la station de métro Green Park toute proche.

 

 

La station était alors en cours d’évacuation

 

 

et bien sûr l’accès a été momentanément interdit

 

 

Nous traversons ensuite Hyde Park puis le coin de Kensington Park au droit du Albert Memorial

 

 

Juste en face, de l’autre côté de la rue Kensington Gore, la grande salle de concert le Royal Albert Hall

 

 

 

 

 

 

Notting Hill et Portobello Market

 

Ce jour, trajet exceptionnellement en bus en non en métro pour aller au marché de la rue Portobello dans le quartier de Notting Hill. Nous espérions avoir un double decker, mais le notre a été le seul à être un bus normal sans étage. Pas de chance.

 

 

 

 

En fait nous y sommes allés deux fois (la deuxième en métro) car j’avais cru bon d’y aller un samedi, jour le plus important du marché. C’est aussi le jour où les touristes sont les plus nombreux, vraiment nombreux. Le mercredi l’ambiance a été tout à fait raisonnable et 90 % des étals étaient là.

Bref, on ne peut pas se tromper, c’est marqué

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

On y trouve toutes sortes de choses

 

 

et de très curieuses choses, comme ces peintures sur des coquilles d’huitres vendues comme magnets

 

 

Des peintures murales dont celle-ci semblant promouvoir un film "The Hook"

 

 

Des vêtements de basse qualité

 

 

ou des vêtements plus originaux en boutique

 

 

La promenade dans le quartier très résidentiel de NOTTING HILL proprement dit permet de voir les fameuses maisons colorées du film "Coup de foudre à Notting Hill" (film que nous n’avons pas vu mais dont la renommée est parvenue jusqu’à nous)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Il parait que lassés que des touristes viennent se faire photographier devant les portes des maisons certains propriétaires ont fait repeindre leur façade en noir (comme on le voit ici)

 

 

D’autres ont installé un bandeau de tissu devant leurs escaliers

 

 

Petite rue fort sympathique, la SAINT LUKES MEWS :

 

 

 

 

 

 

 

 

Saint Martin in the Fields – Buckingham – Tower bridge

 

Nous avons assisté à un concert à 19h (durée une heure) par des musiciens résidents de la très renommée Académie de Saint Martin in the Fields.

Photos interdites pendant la représentation mais voici le cadre

 

 

 

 

 

avec bien sûr l’armoirie royale du Royaume Uni (et ses deux devises en français "Dieu et mon droit" et "Honi soit qui mal y pense" - avec un seul n)

 

 

 

Nous avons finalement décidé d’aller quand même voir le défilé de la relève de la garde à Buckingham Palace malgré la foule prévisible.

 

Nous nous sommes donc installés au milieu d’une foule moyennement dense de touristes à l’endroit qui nous semblait le plus propice pour voir le défilé (c’est à dire au début du Mall côté palais).

 

 

 

 

 

Attente de 10h30 à 11h30, puis cette information obtenue auprès d’un policier : aujourd’hui, pas de défilé ! C’est la douche froide. Pas grave mais temps perdu.

En consolation une petite fanfare est passée

 

 

suivie d’un policeman à cheval

 

 

That’s All Folks !

 

Nous avons quand même vu un "guard" avec son habit rouge et sa coiffe en poil d’ours . . . en plastique dans un magasin de souvenirs près de la Tour de Londres

 

 

À propos de la Tour de Londres j’ai trouvé que les douves n’étaient pas particulièrement mises en valeur

 

 

En revanche le contraste entre les fortifications et les immeubles modernes de La City est saisissant

 

 

Juste à côté de la Tour de Londres se trouve le bien nommé Tower Bridge, ce fameux pont qui s’ouvre quatre à cinq fois par jour pour laisser passer les gros bateaux (mais pas à l’heure où nous y étions)

 

 

Le bleu des haubans est, je trouve très agréable. Auparavant de couleur brune le pont a été repeint avec du bleu du blanc et du rouge en 1977 (pour le Jubilé d’argent de la reine Elisabeth II).

Modernisé par la suite, le bleu et blanc actuels datent de 2009.

 

 

Avec un double decker rose qui passe la vision est parfaite

 

 

Depuis le Tower Bridge la vue sur l’ancien City Hall (bâtiment arrondi) et The Shard (plus haut gratte-ciel du Royaume Uni avec 310 mètres) en rive droite de la Tamise :

 

 

Pour mémoire, l’ancien City Hall (désormais sans occupant) a été conçu par Norman FOSTER et inauguré en 2002. The Shard quant à lui a été conçu par Renzo PIANO et inauguré en 2012.

 

En rive gauche on peut voir les immeubles modernes du cœur financier de La City et la Tour de Londres.

 

 

C’est en haut de l’immeuble courbe à gauche que se trouve le Sky Garden que l’on verra un peu plus loin

 

 

Retour vers la City. Ce Tower bridge est vraiment sympathique

 

 

 

 

 

 

 

La City et Sky Garden

 

Après un repas pris dans un restaurant implanté sous une arche d’un pont ferroviaire (belle ambiance, beaucoup moins bonne nourriture)

 

 

nous allons visiter le cœur moderne de La City.

Les immeubles anciens et modernes sont à touche-touche

 

 

 

Il en est ainsi aussi pour The Gherkin (le cornichon) haut de 180 m conçu par Norman Foster et inauguré en 2004

 

 

 

 

et donc aussi pour tous les immeubles du quartier

 

 

 

Petite incongruité dans cet univers de géants

 

 

et petite fantaisie colorée

 

 

Nous sortons de ce quartier avec cette vision étrange du choc des époques

 

 

 

 

 

pour nous diriger vers le Talkie-Walkie, immeuble de 160 m de hauteur conçu par Rafael Viñoly en haut duquel se trouve le Sky Garden

 

 

 

Sous une immense verrière (côtés et toiture) un jardin exotique sur deux niveaux

 

 

 

 

 

et un magnifique point de vue à 360° sur LONDRES

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La Tate Modern et le Borough Market

 

Aujourd’hui, métro jusqu'à Mansion House pour aller à la Tate Modern via le Millenium Bridge (passerelle piétons conçue par Norman Foster - encore lui - et inaugurée en 2000)

 

 

avec la cathédrale Saint-Paul bien dans l’axe

 

 

Depuis le milieu de la passerelle, vue vers la rive gauche

 

 

et vers la Tate Modern en rive droite

 

 

La Tate Modern est le musée d’art moderne et contemporain avec des œuvres provenant à l’origine de la Tate Gallery. Elle occupe une ancienne centrale électrique désaffectée reconvertie par les architectes Herzog & De Meuron. Elle a été inaugurée en 2000.

 

 

L’extérieur est impressionnant

 

 

 

 

 

L’intérieur n’est pas en reste, tant les volumes sont gigantesques, en particulier l’immense hall d’entrée avec un des exemplaires de la grande araignée "Maman" de Louise Bourgeois qui ne paraît pourtant pas si grande

 

 

 

 

J’ai moyennement aimé les œuvres et ce parcours un peu chaotique. Ma femme au contraire a été fort satisfaite de sa visite. Voici une petite sélection de neuf œuvres glanées au fil des salles :

 

Le cadeau de Man Ray

 

 

 

L’incertitude du poète de Giorgio de Chirico

 

 

 

Portraits (Marie Laurencin, Cecilia de Madrazo et le chien Coco) de Marie Laurencin

 

 

 

Nature morte à la chope de Fernand Léger

 

 

 

L’intérieur du studio de Henri Matisse

 

 

 

 

La métamorphose de Narcisse de Salvador Dali

 

 

 

Étude de nu de Henri Matisse

 

 

 

La Tour de Babel de Cildo Meireles (composée de 800 postes de radio calés chacun sur une radio différente ce qui provoque une cacophonie - d’où l’autre nom de cette œuvre La tour de l’incompréhension)

 

 

 

Et pour terminer, restons dans la communication sonore avec ce Téléphone homard de Salvador Dali

 

 

 

 

Après la visite de la Tate Modern nous allons à Borough Market, qui existe depuis un millénaire et reste le marché le plus vaste et le plus réputé de Londres.

Sur le trajet, en empruntant Bankside certains secteurs sont fort agréables avec beaucoup de restaurants et bars

 

 

 

L’arrivée au Borough Market est clairement indiquée. Mais à 12h30 la foule de touristes est très compacte. Nous allons donc d’abord manger dans un des nombreux restaurants à proximité immédiate puis à partir de 14 heures la visite du marché a pu être tout à fait satisfaisante.

 

 

 

 

 

Il y a même une présence très forte des fromages anglais

 

 

Des endroits sympas pour casser la croûte

 

 

 

Des fruits et des légumes de qualité

 

 

 

 

 

Et même une méga paella prête à être consommée

 

 

 

qui a trouvé preneur facilement

 

 

 

Les fruits de mer ne sont pas oubliés

 

 

Il y a même des huitres Gillardeau (mentionnées Gillardeu) à 42£ la douzaine (soit 49€)

 

 

 

Je suis rassuré, le fromage français est aussi bien présent

 

 

 

 

 

 

 

 

La Wallace Collection et Canary Warf

 

 

La Wallace Collection compte un peu plus de 5 500 œuvres :

- peintures et dessins (maîtres européens du XVe au XIXe siècle)

- mobilier et objets d’art français du XVIIIe siècle

- armes et armures (collection très réputée)

- porcelaines et orfèvrerie

 

C’est une collection « close » : elle ne s’agrandit pas et ne prête pas ses œuvres, conformément au legs de Lady Wallace.

 

Comment une collection privée d’une telle ampleur a-t’elle pu se constituer ?

Qui était Sir Richard Wallace ?

 

Voici la réponse (source ChapGPT) :

 

1. Origine de la collection

 

● Elle a été constituée entre le XVIIIᵉ et le XIXᵉ siècle par les marquis de Hertford (une lignée de riches aristocrates britanniques).

 

● Les quatre premiers marquis ont accumulé des peintures de maîtres (Fragonard, Rembrandt, Velázquez…), des meubles français du XVIIIᵉ siècle, des armes et armures, de l’orfèvrerie, des porcelaines, etc.

 

● La plupart de ces acquisitions ont été faites à Paris et à Londres, surtout grâce à la fortune familiale provenant de domaines fonciers et de placements.

 

 

2. Qui était Richard Wallace ?

 

● Sir Richard Wallace (1818-1890) était le fils illégitime du 4ᵉ marquis de Hertford.

 

● Né à Londres mais élevé en grande partie à Paris, il devint le secrétaire et compagnon de son père.

 

● À la mort du marquis en 1870, il hérita de toute la collection et d’une grande fortune

(probablement en raison de leur lien étroit et de son rôle dans la gestion des biens).

 

● Wallace était aussi philanthrope : pendant le siège de Paris (1870-1871), il fit don

d’importantes sommes et offrit les célèbres fontaines Wallace pour fournir de l’eau potable à la population.

 

 

3. Comment la collection est devenue publique

 

● Après sa mort, son épouse, Lady Wallace, légua en 1897 l’ensemble de la collection et

Hertford House à la nation britannique.

 

● Condition importante : aucune œuvre ne devait quitter le musée - la collection devait rester intacte et ne pas être prêtée.

 

● Le musée a ouvert au public en 1900.

 

 

Assurément nous ne regrettons pas la visite. Voici l’ambiance du musée et quelques œuvres sélectionnées (bien sûr avec partialité).

 

 

 

La Marquise de Bélestat de Jean-Marc NATTIER

 

 

 

 

Deux brûle-parfums chinois datant de la fin du XVIIe ou du début du XVIIIe siècle

 

 

 

Fête galante dans un paysage boisé d’Antoine Watteau (détail)

 

 

Marie Stuart, Reine d’Écosse de François Clouet

 

 

 

Comme vous le voyez les tableaux remplissent les murs, même dans les grandes salles

 

 

 

 

 

 

 

 

L’achimiste du village de Jan Steen

 

 

 

Garçon en costume de fantaisie de Rembrandt

 

 

 

Poursuivons la visite dans ce décor luxueux

 

 

 

Scène de jeu dans une auberge de David Teniers Le Jeune

 

 

 

 

 

Très beau meuble : copie du bureau du roi (1865)

 

 

Ici, la salle du chef d’œuvre de la collection Wallace

 

 

Quel est ce chef d’œuvre dont voici un détail ?

 

 

C’est Les hasards heureux de l’escarpolette de Jean Honoré Fragonard.

 

 

Histoire de ce tableau :

 

C'est une œuvre emblématique du style rococo, connue pour sa composition virtuose et son sujet audacieusement érotique.

 

L'histoire de la commande est tout aussi sulfureuse que l'œuvre elle-même. Un baron, identifié comme le baron de Saint-Julien, aurait initialement commandé le tableau à un autre peintre, Gabriel-François Doyen. Il aurait décrit le sujet avec ces mots : «Je désirerais que vous peignissiez Madame sur une escarpolette qu'un évêque mettrait en branle. Vous me placerez de façon, moi, que je sois à portée de voir les jambes de cette belle enfant et mieux même, si vous voulez égayer votre tableau.» Doyen, trouvant le sujet trop choquant pour sa réputation, aurait décliné l'offre et l'aurait renvoyée vers Fragonard, réputé pour ses scènes galantes et libertines.

 

Le tableau final est une scène de marivaudage dans un parc luxuriant :

- une jeune femme vêtue d'une robe rose et blanche se balance sur une escarpolette.

- un homme plus âgé, qui pourrait être son mari, tire sur les cordes de la balançoire.

- un jeune amant est caché dans les buissons au premier plan.

- alors que la balançoire s'élève, la jeune femme, dans un mouvement provocateur, lève sa jambe et envoie sa chaussure en l'air, offrant à son amant un aperçu de ses dessous.

- des statues de Cupidon et un petit chien ajoutent au symbolisme de la scène, entre fidélitéconjugale et jeux de l'amour secrets.

 

Rénovation et restauration

 

Le tableau a fait l'objet d'une importante restauration en 2021 à la Wallace Collection. N'ayant pas été nettoyé depuis plus d'un siècle, l'œuvre était recouverte d'une épaisse couche de vernis jaunie par le temps, qui en ternissait les couleurs et en masquait les détails.

 

La restauration, menée sur place, a permis de :

- retirer le vernis jauni, redonnant au tableau ses couleurs vives et éclatantes. La robe rose de la femme et le vert luxuriant du paysage ont retrouvé leur fraîcheur.

- révéler de nouveaux détails qui enrichissent la lecture de l'œuvre. Le visage de la femme est apparu plus sensuel, son expression plus vivante.

- préciser certains éléments de la composition. L'homme plus âgé qui pousse la balançoire, que l'on pensait être un évêque vêtu de noir, s'est révélé être un laïc habillé de bleu. L'instabilité de la balançoire a été mise en évidence par des cordes effilochées.

- améliorer la profondeur et la perspective de la composition, qui paraissaient plus plates sous l'ancienne couche de vernis.

 

Cette restauration a été un véritable événement dans le monde de l'art, mettant en lumière le caractère encore plus coquin et délicat de cette œuvre majeure de Fragonard.

 

Cela dit, j’ai aussi apprécié d’autres tableaux dont je trouve qu’ils sont également des chefs-d’ œuvre, comme ce Portrait de Mme Perregaux d’Élisabeth-Louise Vigée Le Brun

 

 

 

Une des nombreuses vues de Venise de Canaletto

 

 

 

 

 

 

Ce surprenant Paolo et Francesca da Rimini d’Ary Scheffer

 

 

 

et ce lumineux Arabes voyageant dans le désert d’Horace Vernet

 

 

Composition étrange de volatiles intitulée "Un paon et autres oiseaux" de Melchior d’Hondecoetter

 

 

 

Je termine cette sélection par un amusant "La souris morte" de Louis Léopold Boilly

 

 

 

 

Avant de partir, nous passons par la salle des armures dans laquelle est exposée cette

exceptionnelle armure équestre médiévale, originaire du sud de l’Allemagne, datée vers 1480.

Exceptionnelle car complète pour le cavalier et le cheval.

 

 

 

 

Sur le trajet du retour, nous contournons un ilôt urbain entièrement constitué du grand magasin Selfridges, le premier de la chaine de grands magasins de luxe au Royaume-Uni.

 

 

 

puis nous atteignons Marble Arch qui a servi d’entrée à Buckingham Palace pendant 17 ans et a été déplacée à Hyde Park lors de l’agrandisement du palais. Ne casse pas trois pattes à un canard.

 

 

 

J’ai voulu passer devant le célèbre Speaker’s Corner mais je ne l’ai pas repéré. J’ai découvert depuis que le café-bar en forme de paillote à toit conique implantée à proximité s’appelait auparavant Speaker’s Corner mais le nom a désormais disparu. Ceci explique cela.

Puisque nous sommes à Hyde Park,

 

Quid des parcs londoniens ?

 

Commençons par le plus sympathique, le Saint James’s Parc et ses cheminements agréables

 

 

ses canards

 

 

ses pélicans

 

 

son potager

 

 

 

Passons à Hyde Park avec ces allées de promenade

 

 

ses grands espaces avec ses transats en toile

 

 

ses fleurs et l’occupation des zones en herbe avec des lecteurs qui côtoient des joueurs au ballon (ici des joueuses d’ailleurs)

 

 

Au bord du plan d’eau La Serpentine les cygnes avec leur spécialiste bénévole

 

 

et bien entendu les pédalos bleus

 

 

 

 

 

 

Canary Warf

 

Voilà un quartier historiquement étonnant, celui des anciens docks de Londres dont l’activité portuaire a décliné dans la deuxième moitié du 20ème siècle pour cesser complètement en 1980.

Le quartier devenu sinistré a fait l’objet d’une politique de revitalisation par l’intermédiaire

d’investisseurs successifs. Il est devenu aujourd’hui le centre d’affaires le plus important de Londres après La City.

 

 

 

L’environnement urbain n’est qu’immeubles de grande hauteur et modernité

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Mais la tradition des pubs et leurs clients debout dehors existe déjà dans ce quartier nouveau

 

 

 

Quelques grandes voies piétonnes au pied des immeubles de bureau

 

 

 

et un peu d’humanité ici ou là avec ce type de sculpture urbaine

 

 

et juste de l’autre côté de la rue le symbole de la réussite et de la technologie, une Bugatti Veyron

 

 

 

Puis quelques autres sculptures et mobilier urbain parsemés pour humaniser cet environnement

 

 

 

Tradition toujours, on peut s’installer sur les espaces en herbe


 

 

Ici la couleur des bancs change toutes les minutes

 

 

Notre visite de Londres se termine ici. Il y a encore plein de choses à voir dans cette grande ville.

Ce sera peut-être pour une autre fois.

 

 

 

 

Nous avons toutefois eu envie de nous extraire de l’univers urbain de cette capitale pour goûter au charme d’un village anglais typique. Nous avons donc, deux jours avant la fin de notre séjour, quitté Londres pour visiter RYE situé à une heure un quart de train vers le sud, dans le Sussex de l’Est.

 

RYE

 

Départ de Saint Pancras sur la ligne empruntée par l’Eurostar et changement à Ashford International pour prendre un train local

 

 

 

RYE est une petite ville d’environ 5 000 habitants. Port de pêche important au Moyen-Âge elle se trouve maintenant à l’intérieur des terres suite à un recul de la mer de plus de 3 kilomètres.

Son cœur historique est situé sur une rare hauteur de cette région

 

 

 

La Landgate construite en 1329 est la dernière des deux portes qui défendaient la ville

 

 

 

Dès les premières rues l’ambiance anglaise saute aux yeux avec ses maisons en brique

 

 

 

 

et ses plantes décoratives en façade

 

 

L’église Sainte Marie date du 12ème siècle et son horloge du 16ème siècle.

 

 

 

surmontée d’une belle devise :

 

 

 

Ce qui signifie (chacun aura traduit) :

 

 

 

 

À l’intérieur, un Christ d’étonnante facture

 

 

 

 

Puis un escalier étroit permet d’accéder sur les toits

 

 

du haut desquels nous pouvons découvrir un beau panorama, côté mer (la Manche) à plus de trois kilomètres

 

 

et côté ville et ses toits en tuile plus ou moins moussus

 

 

 

 

 

Au passage, le mécanisme de l’horloge et des cloches est assez impressionnant

 

 

 

Plusieurs rues ont, comme celle-ci, une chaussée en galets

 

 

 

Voici le château de Rye appelé Ypres Tower. Construit à partir de 1250 et intégré au mur d’enceinte de la ville en 1329. Après quelques vicissitudes malheureuses il fut acheté par un marchand drapier (Jean de Ypres) en 1430. Puis utilisé comme prison de 1494 à 1891 il devient ensuite morgue municipale jusqu’en 1959. Aujourd’hui musée historique.

 

 

 

De belles demeures avec colombage

 

 

 

Quelques boites aux lettres incorporées en façade ici ou là

 

 

 

Colombage encore

 

 

 

Façades de briques et jardins fleuris en pied

 

 

Ici une girouette fort originale (qui fonctionne car les personnages donnent l’impression que c’est eux qui font tourner l’hélice)

 

 

 

La belle Mairmaid Street

 

 

et une ruelle perpendiculaire, en chaussée de galets

 

 

Un bloc de maisons cossues

 

 

La même Mairmaid Street dans l’autre sens

 

 

et n’oublions pas de lever les yeux pour les enseignes

 

 

Toujours ces beaux colombages

 

 

Au passage, derrière l’église, le cimetière typiquement anglais

 

 

À nouveau les pavements de galets

 

 

Et ces fenêtres à meneaux et croisillons

 

 

les bâtiments en brique tiennent compagnie aux bâtiments avec bardage en bois

 

 

et ceux à colombage côtoient ceux en brique peinte en blanc

 

 

Côté vieillot anglais dans une belle rue courbe

 

 

mais aussi dans un café-salon de thé

 

 

 

 

 

 

L’épisode du retour

 

Anecdote de voyage. N’a qu’un intérêt anecdotique (évidemment) vous ne perdez donc pas grand chose à ne pas la lire.

Mais je la raconte quand même parce que ça me détend après les multiples recherches de renseignements (lieux, histoire, tableaux) que j’ai effectuées pour rédiger les commentaires de ce carnet. Je peux la raconter sans vérifier quoi que ce soit dans le web.

 

Jour du départ (notre Eurostar est prévu à 10h24 et il faut donc être à Saint-Pancras au moins une demi heure avant. Je me réveille vers 06h45 comme chaque matin ici à Londres. Je jette un œil sur mon smartphone car je vois une notification d’Eurostar envoyée à 03h30 !

"Votre train est annulé en raison d’incidents techniques. Vous pouvez :

- soit demander le remboursement de votre billet

- soit réserver votre retour sur un autre Eurostar."

 

Bien sûr que nous n’allons pas demander le remboursement pour nous retrouver bloqués à Londres. Donc recherche immédiate de places sur les Eurostar suivants.

Bilan : tous complets aujourd’hui et demain il reste deux places sur l’Eurostar de 16h01 mais en classe Premium avec supplément (368€ pour deux !).

Nous faisons quand même ce choix craignant d’être obligés de nous reporter sur un train encore plus tard.

 

Comme pour tout paiement en ligne l’affichage du smartphone bascule sur le site bancaire et je valide la dépense. Comme il se doit un panneau s’affiche avec la mention "authentification réussie" puis retour vers le site d’Eurostar. Et PAF ! C’est là que ça se gâte. Message d’erreur ! Et plus moyen d’avancer ou de reculer. Je sors donc de l’application et retourne voir sur le site Eurostar ce qu’il en est. Apparemment le changement de train est enregistré et les numéros de places sont affichés.

Mais pas de QR Code nouveau à flasher pour accéder au quai. Pas de mail de confirmation reçu non plus.

 

Nous commençons par négocier une nuit supplémentaire dans la résidence-appartements où nous sommes. BINGO ! Coup de massue sur le prix : 40% plus cher que le prix moyen que nous avions payé pour les huit jours passés. "On ne peut pas faire les mêmes ristournes tout le temps, cela dépend du taux de réservations".

Tu parles Charles ! On était coincés ou alors il aurait fallu chercher un autre hébergement pour une nuit. À nos âges on ne joue plus à ce jeu-là.

 

Bref ! Direction Saint Pancras pour avoir des explications. Nous y arrivons une demi heure plus tard. Bien entendu un monde fou et de longues files devant chaque guichet d’Eurostar. Heureusement quelques personnes avec un gilet "Eurostar" renseignent les gens dans cette foule. Nous interpellons un jeune qui nous paraissait sympathique, ce qu’il a été. Une fois donné les explications, écrans de smartphone à l’appui, il nous indique que cela lui paraît étrange et qu’il va se renseigner dans un guichet. Quelques minutes plus tard il revient pour dire que tout est OK, les places indiquées sont

bien réservées et un mail vient de nous être envoyé.

Par prudence je regarde mes mails en direct devant lui et constate que le mail ne comporte pas de nouveau QR Code d’accès au quai. Pas d’inquiétude dit-t’il essayez demain avec votre QR Code actuel et si ça ne marche pas adressez-vous à un de mes homologues avec gilet Eurostar qui sera là.

Nous sommes donc repartis de Saint Pancras vers 10h45 prolonger notre visite londonienne, avec en tête cette belle pensée philosophique "on verra bien demain".

 

 

Pour clore en image l’histoire de ce retour, les panneaux d’affichage le lendemain permettaient clairement de voir les horaires des Eurostar au départ.

Notre 16h01 est bien affiché :

 

 

 

Et après un nouveau report annoncé par haut-parleur nous accédons au passage de la douane. Le QR Code a fonctionné. Enfin accès au train :

 

 

 

Le train est finalement parti à 16h17pour arriver Gare du Nord à 19h41.

 

Cela nous a obligé à rester une nuit à Paris, mais ça c’est une autre histoire.

 

BILAN de ces neuf jours

 

L’hébergement à Londres est très cher et la nourriture pas terrible ou très chère aussi.

 

Exception : la chaine de restauration Prêt à Manger est bien implantée et bien répartie.

La nourriture est tout à fait correcte et abordable, mais choix limité, toujours les mêmes préparations.

 

Dans les supérettes Sainsbury’s on y trouve ce qui est basique. Analogue aux Carrefour Market d’en France.

 

Avec chacun une carte bancaire (Mastercard Gold de FORTUNEO pour la citer) nous avons tout payé partout, notamment le métro (un sans contact sur la borne d’entrée et un sans contact sur la borne de sortie). Fini le change dans les banques ou les ATM. Confort absolu de ce point de vue.

 

Le métro londonien est propre et sans mauvaises odeurs. Le métro parisien devrait s’en inspirer.

 

Les Londoniens sont fort sympathiques. Dans le métro des personnes se levaient pour nous céder leur place. Ça fout un coup de vieux parce qu’on n’est pas habitués (en France ça ne nous arrive jamais). En revanche, les Londoniens sont bruyants, ils causent fort quand ils sont devant les pubs avec leurs bières. Cela ne nous a gêné qu’une fois (Leadenhall Market) et fait modifier notre programme du dîner. Donc, c’est plutôt globalement très positif. Les Londoniens sont agréables.

 

Relève de la Garde à Buckingham : bien vérifier si elle a lieu ou pas.

 

Le trajet en Eurostar est très rapide. Seul problème : comme ils sont tous quasi saturés, le moindre incident technique peut désorganiser tout le réseau (voir notre mésaventure suite, paraît-il, à un vol de câbles à Lille).

 

Deux bonnes nouvelles financières :

- le lendemain, en regardant l’état de notre compte sur internet je vois que les 368€ de supplément Eurostar nous ont été remboursés dans la foulée (c’est peut-être ça qui avait provoqué le bug ?)

- Nos trajets Eurostar ayant été payés avec une carte VISA PREMIER et notre dépense d’une nuit d’hôtel supplémentaire étant due à l’annulation de notre Eurostar j’ai finalement pu être remboursé de la nuit supplémentaire par l’assurance voyage de la carte (après avoir quand même galéré pour confectionner le dossier de réclamation et télécharger les pièces justificatives).

Merci VISA PREMIER.

 

 

 

 

           ===>  retour vers le site    enviedevoyage 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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